Le scrutin de l’Assemblée Générale de l’OEA a déterminé que Benjamin Berger, María del Carmen Maldonado et María Victoria Rivas entreront en fonction le 1er janvier de l’année prochaine et jusqu’en 2023.

Dans le cadre de la 50e session ordinaire de leur Assemblée Générale, les pays membres de l’Organisation des États Américains (OEA) ont procédé à l’élection de 3 membres du Conseil Directif du Centre d’Études de Justice des Amériques, un organisme technique – basé à Santiago du Chili – dont la mission est de fournir un appui technique aux pays membres de l’OEA dans les processus de réforme de leur système judiciaire.

Lors d’un vote à distance sans précédent (dans le cadre d’une session virtuelle), Benjamin Berger du Canada a été élu avec 30 voix, María del Carmen Maldonado Sánchez de l’Équateur, également avec 30 voix et María Victoria Rivas du Paraguay, avec 19 voix.

Les nouveaux conseillers qui entreront en fonction le 1er janvier 2021 et jusqu’au 31 décembre 2023 rejoindront l’organisme ad honorem, et travailleront à côté de Daniel Petrone, magistrat argentin et président de l’entité, de Patricia Pérez, du Chili, de Jenny Murphy, des États-Unis, et de Maytrie Kuldip, du Suriname.

Les nouveaux conseillers remplaceront les anciens : George Thomson du Canada, qui termine son deuxième et dernier mandat statutaire, Margarita de Hegedus de l’Uruguay et Alexis Mera de l’Équateur, qui ont à leur tour terminé leur première période statutaire sans renouvellement.

« Les pays américains ont impulsé des importantes réformes de leurs systèmes de justice. Le CEJA soutient leur travail en évaluant leur fonctionnement, en proposant des améliorations dans l’organisation, la gestion et les processus de travail. Et pour ce faire, on développe des programmes de formation de compétences et de stratégies nécessaires pour changer les pratiques et obtenir les résultats souhaités », a déclaré Jaime Arellano, Directeur Exécutif de l’entité.

«Au CEJA, nous promouvons un meilleur accès à la justice, avec perspective de genre, ce qui est particulièrement nécessaire au milieu et après la pandémie COVID-19. Parallèlement au plein rétablissement des services judiciaires, nous cherchons à rétablir les mécanismes non judiciaires d’accès à la justice et les méthodes collaboratives de résolution de conflits lors des processus judiciaires et en dehors de ceux-ci. Nous identifions actuellement des défis en termes de numérisation et technologie qui peuvent accompagner ces processus, dans le plein respect des garanties procédurales » a ajouté le Directeur.

«Nous félicitons les conseillers et conseillères élus, qui contribueront sans aucun doute à la technicité du travail du CEJA et à la pérennité institutionnelle de notre organisation. À la fin de l’année, nous pourrons remercier les remarquables juristes qui termineront leur mandat au Conseil, œuvrant pour l’amélioration de la justice de la région », a conclu Arellano après le vote à Washington.

Conseil Directif

Le CEJA est composé d’une Direction Exécutive et d’un Conseil Directif. La Direction Exécutive est en charge de l’avocat chilien et ancien vice-ministre de la Justice du Chili, Jaime Arellano, et d’une équipe d’environ 20 professionnels de différentes nationalités, qui effectuent les tâches de recherche, d’analyse et de formation pour soutenir les réformes dans les différents pays de la région.

Le Conseil Directif du CEJA est l’organe de gouvernance chargé de nommer le Directeur Exécutif, de définir les orientations générales de la politique du Centre, de superviser la gestion de la Direction Générale, d’approuver les plans de travail annuels, le budget, les rapports annuels de son activité et d’évaluer la réalisation des buts et objectifs.

Le profil des nouveaux conseillers

Benjamin Berger

Benjamin Berger (Canada), est avocat, titulaire d’un doctorat en droit et d’un master en Droit de l’Université de Yale (États-Unis). Il est actuellement professeur de droit à l’Université de York, où il enseigne la recherche sur le pluralisme et le droit public. Il est également maître de conférences au Département d’Études Religieuses de l’Université de Toronto. Il se distingue par ses collaborations avec des diverses sociétés du droit dans les pays anglo-saxons et en tant qu’auteur de nombreuses publications.


María del Carmen Maldonado Sánchez

María del Carmen Maldonado Sánchez (Équateur), est avocate diplômée à l’Université Centrale. Elle occupe actuellement le poste de Présidente du Conseil de la Magistrature de son pays. Elle est titulaire d’un doctorat en jurisprudence de la même université, d’un master en coopération internationale à l’Université Complutense de Madrid et d’un autre master en droit constitutionnel de l’Université de Castilla-La Mancha (Espagne). Elle a été juge constitutionnelle à la Cour Constitutionnelle de l’Équateur, Directrice du Conseil Juridique au Ministère de la Protection Sociale et Procureure adjointe régionale et générale de la Mairie métropolitaine de Quito.


María Victoria Rivas

María Victoria Rivas (Paraguay) est avocate et docteur en droit, diplômée à l’Université Américaine d’Asunción et spécialisée dans la Gestion Politique et Publique. Elle travaille actuellement en tant que Directrice exécutive du Centre d’Études Judiciaires du Paraguay. Elle a été coordonnatrice technique de la Commission de la Réforme Judiciaire du Parlement National et Procureure Générale Adjointe du domaine pénal du Ministère Public de son pays. Elle possède diverses spécialisations en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis.

Comment les conseillers sont-ils choisis ?

Les gouvernements des États membres de l’OEA, par l’intermédiaire de leurs Ministères des Affaires Étrangères, choisissent souverainement les personnes dont ils présenteront les candidatures à l’Assemblée Générale, afin de pourvoir les postes vacants du Conseil Directif du CEJA qui, en partie, sont pourvus lors de chaque Assemblée Générale.

S’il y a plus de candidats que de postes vacants au Conseil Directif à pourvoir, l’élection est faite par le vote de tous les États membres présents à l’Assemblée Générale ; ou, par acclamation, si le nombre de candidats est égal au nombre de postes vacants à retenir. Dans ce dernier cas, cependant, tout État membre présent à l’Assemblée Générale peut exiger le processus de vote.

Il est important de noter qu’il n’y a pas de poste vacant par pays, de sorte que chaque pays puisse présenter une candidature pour un poste. Il est importante de préciser également qu’il ne peut y avoir qu’un seul conseiller ou conseillère de la même nationalité.

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